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# Posté le vendredi 16 octobre 2009 15:05

Comportementalisme

Comportementalisme
Le jeune (3ans à l'époque, 4 aujourd'hui) est arrivé mi octobre 2008 dans ma vie à une période plutôt compliquée et douloureuse, à savoir la maladie de Matisse, son traitement et son départ pour une convalescence ténébreuse. Il s'est avéré un peu compliqué du comportement. Je rappelle qu'il est entier, même si à cette époque il ne le savait pas. Je l'ai découvert terrorisé par l'humain...
Savoir pourquoi et comment, impossible. C'est un des rares chevaux où s'il y eu traumatisme, je ne suis pas arrivé à les lire. Avec le recul et le temps, je pense qu'il y en a pas eu mais juste un énorme problème de comportement associé à une mauvaise interprétation de l'action de l'homme.

Descriptif : cheval collé au fond du boxe H24, jamais la tête à la porte, se laisse à peine attraper, compliqué aux couvertures (ne se couchait plus lors d'un changement), mobylette sans frein ni direction monté. Par contre une fois attaché, ne bouge pas, ne tire pas, très bien au montoire. Donne l'impression de vouloir bien faire mais ne comprend pas ce qu'on lui veut. Doué pour le reining.

Avec le temps, la patience et le concours de tout son entourage, il s'est rassuré, n'a plus peur dans son boxe, accepte ses couvertures sans sourciller, a un frein, une direction assistée et sort en promenade à peu près normalement pour un 4ans.

Sauf que mon obsession du “rassurer” m'aura fait passer à côté d'un élément essentiel : garder ma place de dominant. Bin oui, à force de tout le temps le caresser (pensant encore que nous étions en flippe) quand il me fait un coup de calgon, je ne faisais que récompenser une bêtise ou une mauvaise prise d'initiative. Bon an, mal an, nous évoluons péniblement comme cela depuis 1 mois après février qui fut exceptionnel où le cheval a progressé de façon spectaculaire en reining.
Sauf que ... la complexité de cette discipline, ses rouages et mon exigence cumulés ont replongé le cheval dans son état premier : l'incompréhension. Cela faisait beaucoup d'information en même temps.
Et puis en bonne convaincue qu'il avait été maltraité j'ai interprété ses réticences comme de la peur. Donc je me suis mise à rassurer=récompenser ses débuts de rétivité. Et je suis passée du stade de dominant, à celui de meilleur pote. En parallèle d'une puissante monté de testostérone. Le petit garçon est devenu un Monsieur. J'ai essayé tout ce que j'avais en stock comme méthode, l'archi douce, la dure, rien n'y fait, il se retranche de + en +. Jusqu'à se foutre de ma gueule au travail et se planter pour dire “j'ai fini, tu peux descendre!”. J'ai eu peur un moment qu'il ai perdu confiance en moi.

Je me suis mise alors à l'observer au pré, faire de la liberté pour le voir évoluer autour de moi. Je l'attrappe super, il ne se défile pas. En carrière il joue le jeu. Que néni, il n'a pas peur de moi... Donc je décide de tester les trucs que m'avait appris un ami débourreur professionnel pour des éleveurs de pur-sang anglais, un mélange de Monty Roberts et Josh Lyons.

Je nous colle dans le rond, lui sellé sans rien sur la tête et moi au milieu, et je le chasse bruyamment (à renfort de grands geste et de voix) et avec le stick.
Ouh là, surprise pour le cheval, ça sent pas le jeu du tout. Je l'arrête à la voix, il s'arrête et se tourne à peine vers moi et ne vient pas à mon appel, je relance la chasse, avec des changement de direction, j'attire son attention sur moi et je m'impose comme dominant en lui faisant la chasse le temps qu'il faut. Je stoppe plusieurs fois et il s'arrête bien face à moi un peu plus près à chaque fois, je lui laisse le temps de réfléchir, il commence à baisser la tête vers moi, veut venir mais n'ose pas et je lis le doute dans ses yeux. Je fais quelques pas vers lui (rien qui lui fasse penser que je suis le dominé) puis je change de direction et je m'en vais, il m'emboite le pas et me suis.
OK, j'ai gagné ça! Je mets un filet et monte dessus, il joue ses tours habituels mais avec moins de conviction, il doute, je suis plus son pote.

Et je déroule une séance où je reprends toutes mes conneries de 1 mois!!! Donc pas une séance de spins, roll back ou autre. Juste une séance de respect des 3 allures, de flexions, d'arrêts francs et de reculés avec cession de nuque. Et surtout je le bouge dès qu'il fait mal, même principe qu'à pied. Je récompense la vraie bonne chose. Et puis pour une fois... Je descends rapidement, le cheval a cédé sur les 4 ou 5 points abordés.

Il n'a pas été maltraité, il a juste été parachuté depuis son univers bisounours chez de gentils humains, au pré avec son frère, dans celui des reiners et du travail. Pour des individus émotifs et intelligents, on aboutit à l'incompréhension la plus totale. Je ne suis pas sortie du tunnel, j'entrevoie juste de la lumière. Je conseille à tous ceux qui sont intéressé par le reining et une approche assez comportementaliste, de regarder les vidéos de Doug Phipps, ce mec est génial et j'ai appris quelques trucs super utiles en le regardant.
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# Posté le jeudi 07 mai 2009 17:03

MATISSE ET SES BACTERIES, après 6 mois en Normandie

MATISSE ET SES BACTERIES, après 6 mois en Normandie
Matisse est parti le 8 octobre 2008 pour une pension pré total en journée et boxe la nuit car il était dans un état lamentable, diminué en immunité, amoindri, le foie, les reins en vrac et sa colonie toujours dans ses poumons.
GRâce aux soins prodigués, il n'a pas attrapé froid cet hiver, et a retrouvé son moral légendaire.

IL est revenu en RP il y a 1 semaine... Grand moment de tendresse pour nos retrouvailles. IL est beau, toujours aussi beau... Démusclé mais... beau et vif.

Ses pieds m'inquiètent, ils sont horribles, rainurés, striés dans tous les sens comme sur un cheval fourbu qui a été fourbu... Ce qui aurait pu arriver avec un tel traitement.

Il est désormais au pré H24 et aura ce régime autant que possible. Il a re travaillé pour la première fois ce week end après 8 mois d'arrêt complet. Et il se débrouille pas mal. Il a appris à se calmer et mettre les freins quand ça lui fait mal. On ne refera plus de discipline sportives à proprement parlé mais je pense qu'il pourra faire des promenades sans souci en respectant cette hygiène de vie draconienne.

La colonie est... stabilisée. J'ai appris par le véto normand qui s'en est occupé pendant 6 mois, que le traitement qu'il avait eu n'était pas forcément le plus indiqué pour sa pathologie. Il correspondrait à une autre espèce de pseudos. Super!!!!! 2 mois de soins à le flinguer pour que dalle!!!!

Voilà, il n'est pas guéri mais en sursis. Que ça serve de leçon à d'autres. Je scute ses flancs, j'écoute sa gorge, à l'affut de la moindre gêne ou d'un battement irrégulier... De peur que le cauchemard ne recommence...

Les problèmes respiratoires ne sont jamais annodins chez les chevaux. Les écuries intérieures concentrationnaires sont une hérésie, tout comme le manque d'hygiène... Certains passeront au travers. Moi pas.

# Posté le lundi 04 mai 2009 12:41

PETITS COMPLEMENTS DE DEBUT DE SAISON

PETITS COMPLEMENTS DE DEBUT DE SAISON
Alors, le printemps est là, la saison de concours commence et que fait-on pour préparer au mieux?

Pour ma part, le cheval a été vermifugé mi mars avec un spectre large. Derrière ça et aussi parce que le cheval a été alimenté avec une nourriture trop énergétique, trop riche pour lui, je lui colle une cure de drainant pour qu'il évacue les toxines de cette mal-bouffe et du vermifuge (genre Ekyrénal ou autre drainage hépathique).

Rien de sert de complémenter d'autre chose pendant une cure de drainant. J'ai donc arrêté sa cure d'Ekyflex (cure préventive à l'année pour un cheval de reining), sinon, ça part avec.

Après celà, je repars sur une cure d'Ipaligo Equil pendant 10 jours, pour sa musculature. C'est un Quarter Horse ne l'oublions pas, et il lui faut un muscle bien rond et souple alors qu'il a une alimentation constituée d'orge applatie et de maïs concassé, exclusivement. Couplé avec un pro biotique de chez Rekor ou Audevard (pour l'assimilation). Je rajoute de l'huile Isio4 (un petit verre à moutarde) toujours pour apporter de la matière grasse à mon petit QH qui sèche beaucoup.

Quand Matisse était encore au travail, une cure de Bionutron Sport lui convenait parfaitement pour démarrer la saison avec derrière en entretien de la vita C et E en poudre, de chez Equiwell.

Je dépoussière la robe une fois par semaine avec une éponge mouillée et du vinaigre de cidre (ça stimule, fait un beau poil, les mouches n'aiment pas ça du tout). On peut aussi le passer par la bouffe.

Voilà, ces petits trucs sont pour l'entretien d'un cheval de compétition et en fonction des caractéristique propres de chaque cheval.
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# Posté le samedi 11 avril 2009 04:52

LES LYMPHANGITES

LES LYMPHANGITES
Maladie observée chez les chevaux qui sont abondament nourris et qui travaillent beaucoup. Elle apparait quand on cesse l'exercice sans transition (maladie du lundi matin, lors d'apparition des première gelées ouneige). Autrefois les chevaux de chasse et poneys de promenade, étaient très touchés.

Le cheval a une température élevée et un poul rapide. Une boiterie d'un membre, le + souvent postérieur, mais la localisation sur un antérieur existe aussi.
Les vaisseaux lymphatiques qui drainent le membre sont engorgés. On peut percevoir leur parcours tout comme cylindres avec des nodules qui sont les ganglions lymphatique hypertrophiés. Généralement, quand l'engorgement devient visible, le poul et la température redeviennent normaux, en dépit de l'oedème qui peut augmenter au point de doubler le volume du membre.

- Masser les ganglions avec une crème grasse
- faire marcher le cheval sur terrain dur calmement pendant environ 30' si le cheval peut marcher. cela favorise la circulation lymphatique.
- doucher à l'eau froide en massant au jet
- Mettre des bandes de repos
- Eventuellement diurétiques et antibiotiques si nécessaire (véto)

Attention aux infections secondaires entrainées par des bactéries telles les streptocoques ou staphylocoque qui pénètrent le réseau à la suite d'une lymphangite banale ou d'un trauma type coup ou plaie mal soignée qui peut aller jusqu'à l'abcédation et l'écoulement de pus.

Il existe aussi la lymphangite chronique : épaississement de la peau, elle se sclérose, des petits nodules durs apparaissent dans les tissus voisins. Le membre augment de volume " éléphantiasis ". Les chevaux de trait ont très fréquement cette pathologie. Mon cheval Matisse l'a eu suite à un trauma des membres dans les barbelés, la peau d'un des ses postérieur s'est nécrosée et le membre n'a plus jamais drainé normalement.

Les chevaux de sang sont plus sujets au lymphangites aigüées.
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# Posté le vendredi 28 novembre 2008 15:47

Modifié le vendredi 28 novembre 2008 16:24